chercher le garçon…
A. est un garçon plein de charmes, de douceurs, de rêves etc…
A. me fait penser à un ancien amoureux, mais A. n’est pas informé de mon statut sérologique…
Nous avons passé 2 nuits ensemble, mais sans sexe.
La première nuit j’aurais eu envie.
La deuxième nuit j’ai essayé de le motiver mais voilà non…
Donc ce matin, j’ai décidé qu’il n’y aura pas de 3ème nuit…
Faudra que j’informe A. que nous n’irons pas plus loin…
J’ai un drôle de sentiments depuis quelques temps…
Moi et le colloc après tout on est bien en couple…
Donc pas la peine de faire entrer un 3ème !
En fait ma vie est rythmé par ce virus, les visites à l’hosto avec ces résultats.
Les études que je vais reprendre et plein de choses que j’arrive à faire seul.
Quand j’ai pas envie de les faire seul j’appelle un ami, ou les amis.
J’ai plus d’envie de faire des trucs en couple !
Qu’est ce que j’ai à partager avec un mec ?
De la tendresse ?
Du Sexe ?
Un quotidien ?
Bah non j’ai plus envie…
J’ai envie de regarder la télé seul…
De choisir ce que je ferrai et quand je le ferrai seul…
Un garçon ne peut entrer dans mon quotidien.
Je ne parviens plus à savoir pourquoi on décide de passer en couple ?
Intérêts ? Besoins ?
En fait, vivre seul c’est pas mal non plus….
Alors oui c’est pas désagréable de trouver quelqu’un a qui parler le matin (mais avant le 2ème café je suis pas opérationnel) puis lui parler de quoi ? « t’as ronflé cette nuit », « tu penses à passer chercher les costumes au pressing » ‘on fait quoi ce WE ? »
Au même titre, que je n’ai plus envie de passer du temps sur internet (chat, msn etc ça me saoule)
Alors peut être est ce due au chômage, à la maladie ou à l’age ?
Mais bon disons que non je n’ai plus envie de « partager » avec un seul homme.
Partager sur mon virus ?
Je pense aussi que nous arrivons à la fin du cheminement.
J’ai le VIH et je me soigne…
Vous avez pu lire ici :
l’annonce
la vie sans traitement.
les affres des recherches amoureuses.
Les mises sous traitements et les effets secondaires
Tout au plus pourrais je vous faire profiter des prochaines avancées de la recherche dans les prochaines années.
Mais quoi d’autre ? Jamais vous ne partagerez mon virus (enfin c’est ce que je vous souhaite)